1993
Avril
La fermeture de la Base militaire des Forces canadiennes à Carp était annoncée pour l’année suivante. Un groupe de citoyens a donc demandé au conseil municipal de négocier auprès du gouvernement fédéral un bail à long terme, ou la vente de la base, de manière à ce que la possibilité de mettre sur pied « Le Centre de Carp » soit explorée. Cela exigeait qu’une partie du personnel militaire reste sur place jusqu’à deux ans après la fermeture officielle. Le plan exigeait aussi que la liaison soit assurée entre l’armée et la communauté par l’entremise d’un Agent de transition de la base, et à condition que certaines pièces du bunker restent meublées et opérationnelles. Le site et les constructions auraient pu servir à abriter une bibliothèque municipale, un centre communautaire, une aire de stationnement, une caserne de pompiers, une auberge et des installations d’entreposage.
1994
Juin
Relevant du ministère du Patrimoine canadien, la Commission des lieux et des monuments historiques (CLMH) a indépendamment entrepris le processus de désigner l’Administration centrale régionale d’urgence du gouvernement comme site historique national du Canada, d’après le rapport d’un historien employé, David McDonnell
Septembre
L’armée déménage à l’automne. Le Musée canadien de la guerre, le Musée canadien des civilisations et le Musée des communications et de l’électronique militaires de Kingston conservent quelques items du mobilier. L’item le plus grand conservé est la station de radiodiffusion de la Société Radio-Canada.
Novembre
La CLMH reçoit la nouvelle du départ de l’armée. Certains membres du conseil demandent que la désignation du site soit réexaminée. Le conseil ne revoit pas la désignation, mais demande à Parcs Canada de faire enquête sur les répercussions de sceller le bunker de manière à ce qu’il soit possible de le rouvrir ultérieurement. Les démarches commencent entourant la vente du site et des constructions au comté de West Carleton pour environ 200 000 $.
1995
Septembre
Des représentants de Parcs Canada rencontrent les membres du conseil du Comté de West Carleton pour expliquer le rôle de la CLMH, pour discuter d’autres sites patrimoniaux du Canada et pour demander à Parcs Canada de collaborer avec les parties intéressées de la communauté d’élaborer des stratégies. Plusieurs réunions avec le conseil s’en suivent, et Parcs Canada accepte de couvrir les coûts provisoires jusqu’à ce qu’un plan de gestion soit élaboré.
Octobre :
L’armée, bien qu’elle soit en désaccord, devait entreprendre de sceller l’entrée du bunker à l’aide de béton le 16 octobre, mais s’est abstenue de commencer les travaux avant la fin des négociations. Des groupes ont commencé à organiser des visites spéciales du bunker pour financer le projet de la bibliothèque municipale. En quelques semaines (du 7 au 15 octobre, et du 20 au 22 octobre), les visites sont un véritable succès et amassent une somme de 78 570,24 $. Les touristes signent des parchemins devant être laissés dans le coffre-fort de la banque si le bunker est scellé. Le réseau de télévision CJOH diffuse un reportage qui publicise le succès des visites.
Novembre
Le Comité du site historique du Diefenbunker (CSHD) est mis sur pied pour déterminer les usages possibles du site.
1996
Mai
Les procédures entourant la vente des terres fédérales au comté de West Carleton prennent fin. Le CSHD présente la proposition au maire et au conseil municipal.
Juin
Le conseil est dans l’impossibilité de rencontrer le CSHD. Les commissions du conseil étudient la possibilité d’utiliser le site pour un éventuel projet d’habitations résidentielles. Parcs Canada continue de collaborer avec le maire et le comté pour développer le site ou le sceller afin de réduire l’endommagement.
Août
Dixie Trenholm organise davantage de visite au cours du mois d’août (du 14 au 18, du 21 au 25 et du 28 au 2 septembre). Incluant les visites de 1995, un total de 7 355 personnes visitent les lieux et 116 758, 51 $ sont amassés. En tout, environ 220 bénévoles aident à l’organisation des visites du bunker et au financement du projet de bibliothèque.
Automne
Le comté décide de louer le site et embauche un agent immobilier de Royal LePage.
Le 20 mai 1997 est la date limite.
1997
Le 8 janvier
Le Groupe de développement du Diefenbunker (GDD) est mis sur pied pour aider le conseil à élaborer d’autres plans pour le site. Les premiers membres du groupe sont Barry Bruce (président), Dixie et Locks Trenholm, Katherine Hollinsworth, Jon Higginson-Murray, Larry Claus, Beth Sweetnam, Bill Birrell. Robin Sully se joint au groupe en février. Quelques propositions sont déposées, et le Arnprior News (19 janvier 1997) publie un article sur la conservation du bunker.
Mars-mai
Le GDD étoffe ses propositions et ses budgets, en s’inspirant en partie des plans élaborés auparavant par la CSHD. On propose la Trousse d’outils de développement. Parcs Canada renouvelle son intérêt à travailler avec le groupe.
Le 27 mai
Le GDD propose au conseil de prendre possession du bunker pour une période d’essai, soit durant l’été pour organiser des visites. Le conseil accepte sur une base de 3 à 2. Entre-temps, deux autres offres sont présentées, celle d’en faire une fabrique de feux d’artifice ou des installations d’entreposage de données. Toutefois, on s’abstient de prendre des décisions jusqu’à la prochaine réunion du conseil. Elles seront refusées. Le GDD accueille le Groupe de développement des opérations (John Horwitz, Bob Borden), le président de la programmation (Connie Higginson-Murray), le coordonnateur des bénévoles (Doug McNab), le responsable de l’entretien des installations (Peter Remillard) et la section du financement.
Juillet-août
Des visites publiques sont organisées.
Le 14 octobre
Le GDD propose de prendre en charge la propriété du site, qui lui est transférée pour essai en attend que les négociations reprennent.
1998
Février
Le Diefenbunker, Musée canadien de la Guerre froide (l’organisation) est mise sur pied et gérée comme une entreprise à but non lucratif. Le GDD cesse ses activités.
Juin
Les négociations prennent fin et les quelque 14 acres à l’intérieur du périmètre sont vendus au Musée de la Guerre froide pour 2 $ en plus des quelque 4 acres adjacents à la route qui lui sont loués pour une période de cinq ans jusqu’à ce que le rapport de planification récréative soit terminé.
Le 27 juin
Lors d’une grande cérémonie, qui attire plus de 300 personnes, la Commission des lieux et des monuments historiques du Canada dévoilent une plaque officielle. Le lieutenant-colonel Dave Peters (retraité), le docteur Barry Bruce, le politicien Ian Murray, George Brimmel et plusieurs autres présentent des discours. Le site entreprend ses activités à temps plein jusqu’à la Fête du Travail, puis les fins de semaines jusqu’à la mi-octobre, et ensuite sur rendez-vous pour le reste de l’année.
1999
Mai
Le site ouvre ses portes tous les jours de l’année.
2002
Juin
La Ville d’Ottawa octroie la première part du financement annuel renouvelable au Musée qui doit servir à augmenter le budget réservé à la dotation.
Automne
Shawna Moffatt embauchée — la deuxième curateure officielle.
2003
Le 12 juin
La bibliothèque de recherche sur la Guerre froide ouvre ses portes.
2008
Le Diefenbunker célèbre son 10e anniversaire avec le gala Cold War : Hot Blast, et lance sa campagne de financement.
Le musée accueil 36 000 visiteurs, un record.
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